Pendant les vendanges, dans un chai de l’Entre-deux-Mers, un ouvrier saisonnier est descendu dans une cuve pour la nettoyer. Quelques minutes plus tard, son collègue l’a vu chanceler, puis s’effondrer. Le premier réflexe aurait été de descendre le chercher. Le maître de chai, formé au secourisme, l’en a empêché : le gaz carbonique dégagé par la fermentation remplissait encore la cuve. Il a fait ventiler la cuve, appelé les secours sans attendre, et l’équipe a sorti la victime avec le matériel adapté. Ce réflexe de protection, appris en formation deux ans plus tôt, a sans doute évité un second accident.
Des risques très variés autour de Bordeaux
La métropole bordelaise et la Gironde réunissent des activités aux risques très différents. La viticulture et les chais exposent aux chutes, aux coupures, aux gaz de fermentation et aux fortes chaleurs. Les chantiers d’Euratlantique et des quartiers en rénovation comportent leurs propres dangers, tout comme les activités portuaires, la logistique le long de la rocade, l’aéronautique, l’hôtellerie et la restauration qui accompagnent le tourisme.
Dans tous ces cas, le premier témoin d’un accident est presque toujours un collègue. Le Code du travail demande à l’employeur d’organiser les premiers secours, et le sauveteur secouriste du travail en est la réponse la plus lisible. Il sait protéger, examiner, faire alerter et agir en attendant les secours.
Protéger avant de secourir
La scène du chai illustre l’un des points essentiels de la formation : la protection. Avant de porter secours, le sauveteur apprend à identifier le danger persistant et à le supprimer ou à s’en isoler, pour ne pas devenir lui-même une victime. Gaz, machine encore en marche, courant électrique, circulation d’engins, sol glissant : chaque situation demande un réflexe différent.
Cette étape est souvent négligée par les témoins non formés, qui se précipitent avec la meilleure volonté du monde. Dans les espaces confinés comme les cuves, les fosses ou les silos, ce réflexe fait toute la différence.
Après la protection viennent l’examen de la victime, l’alerte et les gestes. Le sauveteur apprend à reconnaître une hémorragie, un étouffement, une perte de connaissance ou un arrêt cardiaque, puis à agir dans le bon ordre : comprimer une plaie qui saigne, libérer les voies aériennes, placer une personne inconsciente qui respire en position latérale de sécurité, masser et utiliser le défibrillateur si elle ne respire plus. L’alerte fait l’objet d’un entraînement spécifique, car un message précis, avec l’adresse exacte, le nombre de victimes et leur état, permet aux secours de partir avec les bons moyens. Dans les grandes propriétés, la formation insiste aussi sur la personne chargée d’accueillir l’ambulance à l’entrée du domaine.
Une formation intra, adaptée à votre activité
Human Formation, organisme certifié Qualiopi et habilité INRS, propose une formation SST à Bordeaux uniquement en intra, dans vos locaux. La formation initiale dure 14 heures sur 2 jours, pour 4 à 10 stagiaires, et le certificat reste valable 24 mois. Le tarif démarre à partir de 1 200 € HT.
Former sur place permet d’adapter les mises en situation à vos risques réels. Dans un domaine viticole, le formateur peut travailler sur le chai, les cuves, les vignes et les fortes chaleurs. Sur un chantier ou dans un entrepôt, il s’appuie sur les engins, les quais et les accès. Les stagiaires repèrent aussi l’emplacement du défibrillateur, la trousse de secours et le chemin que suivront les secours, souvent compliqué à trouver dans les propriétés viticoles éloignées des routes principales.
Les saisonniers, qui découvrent le domaine, doivent au minimum savoir qui prévenir et où se trouvent les sauveteurs. Le calendrier compte. Dans la viticulture, une session organisée avant les vendanges permet de former les équipes permanentes, qui encadreront ensuite les saisonniers. Dans le BTP et la logistique, mieux vaut éviter les périodes de pointe pour libérer réellement les participants.
Recyclage et organisation
Le certificat SST expire au bout de vingt-quatre mois. Le recyclage, appelé MAC SST, entretient les gestes et prolonge la validité. Tenez un tableau simple avec le nom, le poste, la date de formation et l’échéance, et réglez une alerte six mois avant.
Répartissez vos sauveteurs selon les équipes, les horaires et les lieux. Un domaine qui compte plusieurs bâtiments ou parcelles éloignés doit disposer d’une personne formée sur chaque zone de travail active. Pensez aussi à afficher l’adresse précise et les coordonnées GPS du site près des téléphones : dans les vignes, les secours mettent parfois longtemps à trouver le bon chemin.
Pour recevoir un devis sous 24 h, appelez le 06 12 95 84 78 en indiquant votre activité, votre effectif et vos périodes chargées. Deux jours de formation suffisent pour que vos équipes aient le réflexe du maître de chai : protéger d’abord, puis secourir sans prendre de risque inutile.









